Faut-il payer pour une contre-visite de contrôle ?

Oubliez la vieille habitude de laisser filer les échéances : un simple relâchement sur le contrôle technique peut transformer votre voiture en bombe à retardement. Pourtant, face à la question du coût de la contre-visite, beaucoup se demandent si le passage au centre de contrôle rime forcément avec addition salée.

Qu’entend-on par contre-visite du contrôle technique ?

Le contrôle technique, c’est le passage obligé pour tout véhicule qui aspire à garder sa place sur la route. Ce rendez-vous ne laisse rien au hasard : freins, visibilité, éclairage, signalisation, plaque d’immatriculation… Autant de points passés au crible, et il suffit d’un défaut pour recevoir une invitation à retourner chez le garagiste. Une fois les réparations effectuées, retour au centre pour la fameuse contre-visite : c’est elle qui déterminera si votre véhicule peut à nouveau circuler, ou s’il doit repasser par la case garage.

Délais et papiers à présenter pour la contre-visite

Un délai légal de deux mois s’impose à vous dès la date du contrôle initial pour faire les réparations et présenter votre voiture à la contre-visite. Passé ce cap, impossible d’échapper à un nouveau contrôle technique complet, et là, c’est le portefeuille qui trinque. Mieux vaut donc respecter le calendrier pour éviter des frais supplémentaires.

Au moment de la contre-visite, le centre de contrôle va vous demander certains documents indispensables :

  • Le certificat d’immatriculation ou carte grise du véhicule
  • Le procès-verbal remis lors du premier contrôle technique

Combien coûte la contre-visite ?

Il fut un temps où la contre-visite était souvent gratuite, mais ce temps est révolu. Depuis la réforme de mai 2018, chaque centre fixe librement son tarif, généralement entre 10 et 35 euros selon la nature de la vérification à effectuer. Ce coût varie selon que l’intervention implique un simple contrôle visuel ou un passage sur machine.

Dans la pratique, pour une contre-visite limitée à une vérification visuelle, comptez entre 10 et 15 euros. Si la procédure nécessite des tests plus poussés, la facture peut grimper à 20, voire 35 euros. Ce qui était autrefois un simple retour au centre peut désormais peser sur le budget, surtout si plusieurs défauts sont à corriger.

Pour éviter d’allonger la facture, certains gestes simples peuvent faire la différence. Un contrôle préalable du fonctionnement des feux ou de l’état des pneus avant de présenter votre véhicule au contrôle technique peut suffire à éviter la contre-visite. Demander à votre garagiste de vérifier les points sensibles, c’est parfois s’épargner un aller-retour et quelques billets.

En somme, la contre-visite n’est ni gratuite, ni anecdotique. Un oubli ou un défaut négligé, et le prix à payer se rappelle vite à votre bon souvenir. Pour qui veille sur sa voiture comme sur sa tranquillité, mieux vaut jouer la prévention et garder un œil attentif sur les points de contrôle. Après tout, un véhicule bien entretenu, c’est autant d’ennuis en moins sur la route et au contrôle technique.

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